Depuis toujours, les artistes ont cherché à dépasser les matériaux traditionnels pour donner une nouvelle vie à ce qui semblait inutile ou oublié.
Recouverts de feuille d’or, ces objets sont sublimés, arrachés à l’oubli et réinscrits dans une nouvelle histoire.
Cette approche s’inscrit dans une tradition de l’art contemporain. Dès le début du XXe siècle, Marcel Duchamp bouleversait la notion d’œuvre d’art en présentant ses « ready-made », des objets du quotidien élevés au rang d’art par un simple changement de contexte.
Plus tard, Arman, figure du Nouveau Réalisme, accumulait et transformait des objets ordinaires (instruments de musique, montres, déchets industriels) pour leur donner une force esthétique et symbolique.
D’autres artistes comme César avec ses compressions de voitures, ou encore Louise Nevelson avec ses assemblages de bois récupérés, ont également montré que l’objet abandonné pouvait devenir porteur de sens.
Dans cette filiation, Antide adopte sa propre voie. Chez lui, l’objet n’est pas seulement détourné : il est métamorphosé. L’or vient recouvrir la matière brute, la protéger et l’éclairer. Ce geste n’est pas seulement esthétique : il redonne une dignité et une éternité à ce qui semblait condamné.




