Pourquoi l’or fascine depuis l’Antiquité ? De la feuille d’or à l’art contemporain

Depuis l’aube des civilisations, l’or occupe une place unique dans l’imaginaire humain. Rare, éclatant, incorruptible, il a toujours été plus qu’un simple métal : un symbole universel de lumière, de pouvoir et d’éternité.

Dans l’Égypte antique, l’or était considéré comme la chair des dieux. Les pharaons l’utilisaient pour leurs bijoux, leurs masques funéraires et les sarcophages, persuadés que ce métal divin les accompagnerait dans l’au-delà. 

Masque funéraire de Toutânkhamon

Plus tard, les Grecs et les Romains lui attribuèrent des vertus mystiques et spirituelles, l’associant au soleil et aux divinités.

Icône byzantine

Au Moyen Âge et à la Renaissance, les artistes et artisans d’Europe ont fait de la feuille d’or un matériau de prédilection pour orner manuscrits, retables et icônes. L’or ne servait pas seulement à embellir, mais à suggérer une dimension sacrée et intemporelle.

Aujourd’hui encore, cette fascination demeure. L’art contemporain se réapproprie l’or non pas pour sa valeur matérielle, mais pour son pouvoir symbolique et esthétique. C’est dans cette lignée qu’Antide s’inscrit : en travaillant la feuille d’or sur le bois, le métal, la pierre ou la toile, il révèle une lumière qui dépasse le temps. Ses œuvres dialoguent avec cette histoire millénaire, tout en proposant une vision profondément actuelle de la beauté et de l’éternité.

Chaque création devient ainsi un pont entre passé et présent, reliant l’art ancien aux quêtes spirituelles et esthétiques de notre époque.